les 1001 vies de billy milligan

Le livre d’aujourd’hui est un roman que j’ai lu dans le cadre d’un événement organisé par Livresse sur le forum Have a break, Have a book. C’est ma première participation à une lecture commune et j’ai été enchantée d’échanger avec les membres du forum tout au long de la lecture de ce roman.

Je me suis inscrite à cet événement car le 4e de couverture me plaisait bien. J’ai vite déchanté.

Le 4e de couverture :

Quand la police de l’Ohio arrête l’auteur présumé de trois, voire quatre, viols de jeunes femmes, elle pense que l’affaire est entendue : les victimes reconnaissent formellement le coupable, et celui-ci possède chez lui la totalité de ce qui leur a été volé. Pourtant, ce dernier nie farouchement. Son étrange comportement amène ses avocats commis d’office à demander une expertise psychiatrique. Et c’est ainsi que tout commence… On découvre que William Stanley Milligan possède ce que l’on appelle une personnalité multiple, une affection psychologique très rare. Il est tour à tour Arthur, un Londonien raffiné, cultivé, plutôt méprisant, Ragen, un Yougoslave brutal d’une force prodigieuse, expert en armes à feu, et bien d’autres. En tout, vingt-quatre personnalités d’âge, de caractère, et même de sexe différents !

Ce livre est basé sur une histoire vraie, celle de Billy Milligan, jeune homme d’une vingtaine d’années arrêté à la fin des années 70 pour le viol et le vol commis sur trois jeunes femmes. N’ayant pas de moyens financiers, il se retrouve avec un avocat commis d’office, Judy Stevenson. Celle-ci fait partie d’un grand cabinet d’avocats et va se passionner pour le cas du jeune homme. En effet, sous ses yeux, les différentes personnalités de Billy apparaissent. Elle demande donc une expertise psychologique. C’est Dorothy Turner qui la fait et elle pose le diagnostic de « personnalités multiples ». Judy et ses associés basent toute leur stratégie de défense sur ce diagnostic pour éviter à Billy la prison à vie. Ils vont aussi faire en sorte de l’interner dans un établissement spécialisé au lieu d’un établissement pénitentiaire médicalisé où il serait gavé de médicaments, mais où on ne tenterait en rien de le soigner.

Ils réussissent plutôt bien ; Billy est déclaré non coupable pour irresponsabilité mentale. Ses avocats réussissent même à lui trouver une place, avec l’accord du juge, à l’hôpital psychiatrique d’Athens. Il sera sous la tutelle du Dr Caul qui va essayer un traitement basé sur l’hypnose pour faire « fusionner » ses différentes personnalités pour que la personnalité première, c’est-à-dire Billy Milligan, « endormi » depuis des années par ses autres personnalités pour qu’il évite de se suicider, soit le seul à émerger. Pendant cette thérapie, nous faisons connaissance avec toutes les personnalités qui ont « gravité » dans le corps de Billy :

— Billy Milligan, 26 ans lors des faits, personnalité première qui s’est dissociée après les brutalités et les viols répétés qu’il a subis à partir de l’âge de neuf ans perpétrés par son beau-père. Cela a été sa façon de se « protéger » de ces violences.

— Arthur, 22 ans, anglais, passionné de physique-chimie et médecine. Il a découvert le 1er l’existence des autres et essaie de les gérer au mieux.

— Ragen, 23 ans, yougoslave. Protecteur de la « famille », car il s’y connaît très bien en armes et technique de combat.

— Allen, 18 ans, manipulateur hors pair, roi des combines. Peint en noir en blanc.

— Tommy, 16 ans, as de l’évasion. Peint des paysages.

— Danny, 14 ans, le craintif. Peint des natures mortes.

— David, 8 ans, gardien de la douleur, hypersensible. Il apparait à chaque fois que Billy souffre.

— Christine, 3 ans, intelligente petite Anglaise qui aime dessiner des papillons et des fleurs.

— Christopher, 9 ans, frère de Christine.

— Adalana, 19 ans, lesbienne. Responsable des viols, car elle a un énorme besoin de tendresse. Écrit des poèmes.

— Les indésirables, car ils sont les rois de la magouille et ils sont responsable des actes délinquants commis par Billy : Philip, Kevin ont tous les deux 20 ans ; Walter et April…..

— Et enfin le Professeur qui est la somme des 23 personnalités fusionnées de Billy.

La fusion se passe bien, et Billy a le droit de sortir de l’hôpital tous les jours pour recommencer à vivre une vie normale. Il vend très bien les toiles « qu’ils peignent » dans la Clinique pour se faire un peu d’argent et s’acheter des produits courants.

Mais la population d’Athens ne voit pas cela d’un bon œil, car pour elle, Billy est un criminel qui devrait être en prison. Les gens envoient des lettres aux députés pour faire pression sur eux pour que Billy arrête d’avoir tous ces privilèges. Ce dernier se retrouve interdit de sorties, interdit de peinture…. Il finit par décompenser et se déstructure à nouveau. Il devient violent et finit par être envoyé dans un établissement pénitentiaire psychiatrique sous la pression des élus et de la population.

L’idée de ce livre me plaisait bien car je me réjouissais de découvrir les diverses personnalités qui composaient Billy. Savoir comment allaient évoluer sa vie et sa prise en charge était un plus.

Malheureusement, je me suis perdue dans ce livre à partir du moment où Le Professeur apparaît et raconte tout ce qui est arrivé à Billy ou plutôt aux diverses personnalités aux différents moments de son existence. C’est une description assez exhaustive qui m’a paru très longue et par moment je n’ai pas tout compris car trop de « personnalités » apparaissaient dans un paragraphe, voire dans une phrase. Je pense que l’auteur, qui a eu ces conversations avec Billy, ne pouvait peut-être pas faire autrement pour les retranscrire, mais cela a été très difficile à lire pour moi.

Néanmoins, découvrir ce genre de problèmes psychologiques m’a énormément intéressée, car c’est une pathologie que je ne connais pas et que l’on ne croise pas souvent. Comprendre comment cela se déclare et quelle vie particulière et entrecoupée vivent les personnes atteintes est extrêmement prenante. J’ai l’occasion dans le métier que j’exerce de croiser des psychiatres et je ne manquerais pas de leur demander de m’en expliquer un peu plus sur ce genre de cas.

J’ai été un peu choquée du comportement de la population d’Athens et de ses élus bien que je comprenne aussi la « peur » qu’ils pouvaient ressentir face à un individu tel que lui en liberté. Leurs réactions sont excessives et le résultat en est une rechute terrible pour Billy. On le laisse à la fin du livre prostré dans une cellule capitonnée de la section psychiatrique de l’hôpital pénitentiaire où il a été interné. On ne sait donc pas comment il s’en est sorti. A priori il y a une suite à cette histoire, mais je ne la lirais pas.

Ce fut un roman intéressant pour découvrir cette pathologie particulière, mais la lecture en a été particulièrement difficile.

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4 thoughts on “« Les 1001 vies de Billy Milligan » de Daniel Keyes.

  1. biijou21 il y a 6 ans

    J’ai beaucoup aimé lire ton article. J’avoue que la partie du professeur est assez flou et difficile à comprendre et j’ai du moi-même relire certain passage pour mieux comprendre.
    De mon côté je lirais peut-être la suite que l’auteur à faite : les mille et une guerre de billy milligan.

    1. Magali il y a 6 ans

      Hello Bijou, contente que ma chronique t’ai plue. Dans l’ensemble, c’était une assez bonne lecture malgré la façon d’écrire de l’auteur. Mais suis vraiment pas sure pour l’instant d’avoir envie de lire la suite. Peut être dans quelques temps. Bises.:)

    1. Magali il y a 6 ans

      Merci Electra. L’histoire est intéressante et très prenante. Je n’ai juste pas adhéré à la façon d’écrire de l’auteur mais si on fait abstraction de cela j’imagine à quel point on peut être ému par cette lecture.:)

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