Je suis tombée sur ce livre en tête de gondole de ma bibliothèque. Le 4e de couverture semblait prometteur. Mais le livre n’a pas tenu ses promesses.

Le 4e de couverture :

Miles Kendrick est un homme comme les autres, ou presque. Souffrant d’un syndrome de stress post-traumatique, il vit à Santa Fe, sous une fausse identité fournie par le FBI, essayant de mener une existence normale et d’oublier un passé tumultueux. Sa vie bascule à nouveau lorsque sa psychiatre, le docteur Allison Vance, disparaît après l’avoir appelé à l’aide. Soutenu par deux autres patients du docteur Vance souffrant des mêmes troubles que lui, Miles doit faire toute la lumière sur cette disparition s’il veut sauver sa peau. Avec le FBI qui le soupçonne, un tueur à ses trousses, Miles devra reconstituer une réalité qui lui échappe, lutter contre ses peurs paralysantes et affronter son passé pour venir à bout de ce piège infernal.

Nous suivons durant cette lecture plusieurs personnages qui ont deux points communs : ils souffrent du syndrome de stress post-traumatique et ils étaient soignés par la même thérapeute, le Dr Allison Vance. Or, un soir, après qu’elle ait demandé de l’aide à un de ses patients, Miles Kendrick, son bureau explose et elle est déclarée morte, un corps de femme ayant été trouvé dans les décombres.

Miles Kendrik est un témoin protégé du FBI, caché à Santa Fé en attendant de témoigner contre des mafieux de Miami qu’il a trahi. Il essayait de sauver son meilleur ami, Andy, et celui-ci a été abattu. Il se sent responsable de sa mort et, depuis, il voit et parle au fantôme d’Andy. C’est pour traiter cela qu’il était en thérapie avec le Dr Vance. Comme elle lui a demandé de l’aider avant de mourir, il décide d’élucider sa mort.

Il va d’abord rencontrer Nathan Ruiz, jeune soldat américain de 20 ans ayant vu toute son unité tuée sous ses yeux en Afghanistan suite à une erreur de tir des Américains. Depuis, il détruit tous les miroirs, car il « voit » ses anciens collègues dans ceux-ci et pique de vraies crises de violence où il est difficilement contrôlable. Il est découvert dans la maison d’Allison par Miles, car celle-ci l’avait fait sortir en douce de son centre de réadaptation, car elle suspectait que l’on faisait des tests médicamenteux sur lui de façon illégale.

Puis il se rend chez Celeste Brent. Allison s’était rendue chez elle peu de temps avant de revenir à son bureau et il aimerait savoir pourquoi. Céleste est une ancienne candidate de téléréalité (façon Koh-Lantha) qui a gagné 5 millions de dollars. Son mari est décédé cinq ans auparavant, tué par un fan détraqué qui ne voulait partager Céleste avec personne. Depuis, elle ne peut plus sortir de chez elle. Mais Allison n’avait pas rendez-vous avec elle ce jour-là. Elle était venue « emprunter » son ordinateur et y a transféré des dossiers concernant un médicament miracle pouvant aider les personnes souffrant de stress post-traumatique.

Ils se retrouvent poursuivis par Dennis Groote, ancien agent du FBI reconverti en « tueur à gages » suite à l’accident qui a tué sa femme et rendu sa fille dépressive pour avoir assisté à l’agonie de sa mère pendant 36 h. Pour lui faire accepter cette mission de retrouver les dossiers et éliminer les personnes liées à ce médicament, on lui promet de traiter en priorité sa fille avec ce nouveau médicament miracle.

L’histoire semblait intéressante et les personnages bien posés. Malheureusement, cela ne tient pas. Tout part très vite dans tous les sens, ce qui fait que si on ne prend pas de notes, on se perd. Il y a pléthores de rebondissements qui ne servent à rien à part perdre le lecteur et je n’en vois pas l’intérêt sauf si l’auteur lui-même ne savait pas où il voulait aller.

La fin est cousue de fil blanc depuis le milieu du livre. Bien que l’auteur essaie de faire une histoire haletante, cela ne fonctionne pas, car on comprend vite ce qui s’est passé et qui est derrière tout cela.

Avant même le style, les qualités littéraires ou les personnages, une bonne histoire doit être une histoire à laquelle on croit et qui doit nous surprendre. Deviner la fin aussi vite peut gâcher la lecture ; c’est ce qui m’est arrivé.

Il y a trop de descriptions qui peuvent perdre le lecteur ou lui donner envie de fermer ce livre. Ce ne fut pas vraiment une lecture plaisante, plutôt une lecture forcée.

60