J’ai découvert Steve Berry avec son roman « Le Monastère oublié » ainsi que son héros récurrent Cotton Malone, et j’ai adoré. Ses romans mélangent intrigue policière et Histoire. Tout ce que j’aime en fait. C’est en plus très bien écrit.

J’en ai lu plusieurs autres depuis : « le code Jefferson », « le Musée perdu », « l’énigme Alexandrie », « l’héritage des Templiers » et « la prophétie Charlemagne ». J’ai à chaque lecture adoré cet univers.

J’ai essayé d’autres auteurs pour ce même genre, mais je reviens toujours vers Steve Berry car c’est pour moi le meilleur actuellement.

Je n’ai pas non plus été déçue par ce roman.

Le 4e de couverture :

Whitehall Palace, 1547. Après un règne marqué par six mariages, un schisme religieux et la confiscation des biens de l’Église catholique d’Angleterre, Henri VIII, deuxième monarque de la maison Tudor, est sur son lit de mort. Quelques heures avant d’expirer, il confie à sa dernière femme un inestimable secret qu’il tient de son père. Londres, 2010. Des archives précieuses sont dérobées dans plusieurs lieux historiques. Quelques semaines plus tard, la crypte de la chapelle royale du château de Windsor, où repose le corps d’Henri VIII, est profanée. Cotton Malone, de passage en Angleterre avec son fils, se retrouve mêlé de près à cette étrange affaire. Qui veut à tout prix percer le secret des Tudors ? Face à Cotton se dresse bientôt une société occulte britannique, gardienne des secrets du royaume, prête à tout pour sauvegarder l’histoire officielle de la monarchie. Le contenu d’un mystérieux manuscrit crypté, écrit par un proche de la reine Elizabeth, dernière des Tudors, se retrouve bientôt au centre de toutes les investigations. De Hampton Court à l’abbaye disparue des frères dominicains, en passant par les anciennes résidences des templiers anglais, Steve Berry nous invite aux côtés de Cotton Malone à un fabuleux voyage historique au cœur de Londres, plein de mystères, d’énigmes et de retournements. Fourmillant de détails passionnants sur l’histoire secrète des Tudors, il tisse un puzzle romanesque diabolique qui fait de cet ouvrage l’un des plus aboutis de la série.

Cotton Malone, retraité de la Marine et ex-agent secret de l’unité Magellan, est devenu libraire à Copenhague. Il est divorcé de sa femme Pam depuis quelques années et se partage la garde de leur fils Gary. Pour Thanksgiving, il doit le récupérer chez elle à Atlanta et après un détour par Londres pour « convoyer » Ian Dunne un jeune anglais, petit service pour Stéphanie Nelle son ancienne chef de l’unité Magellan, ils doivent continuer leur vol vers Copenhague.

Mais évidemment avec Cotton Malone, tout ne se passe pas comme prévu et il se retrouve dans une aventure mêlant la CIA et le MI6 ainsi que les secrets des Tudors et surtout de Henri VIII et Élisabeth 1ére. Il faut aussi qu’il aide son fils Gary à intégrer le fait qu’il n’est pas son père biologique ; en effet, Pam a lâché cette bombe quelques mois plus tôt, un peu contre sa volonté. Et Londres va les aider à « résoudre » ce problème et à comprendre pourquoi Pam a parlé après tant d’années alors qu’elle aurait préféré garder cela secret.

C’est toujours un plaisir de retrouver Cotton Malone et de découvrir avec lui des secrets d’Histoire. J’aime beaucoup ce personnage. Les aventures les plus diverses et variées lui tombent dessus sans qu’il ne les cherche vraiment. Un simple arrêt de quelques heures à Londres pour « aider » une vieille amie se transforme en une aventure de plusieurs jours avec courses poursuites, kidnapping et résolution de mystères historiques. On pourrait trouver cela caricatural, mais il n’en est rien car Steve Berry nous transporte tellement bien dans ses histoires que l’on ne peut qu’embarquer sans se poser de questions. Peut-être prend-il un peu de liberté avec l’Histoire notamment sur le secret d’Élisabeth 1re, mais c’est si bien amené et argumenté que l’on peut se demander si effectivement ce n’est pas la réalité. Je ne connais pas du tout la période Élisabeth 1re donc je ne peux juger des libertés prises par l’auteur. En revanche, j’ai beaucoup lu sur Henri VIII et il ne me semble pas avoir décelé de grosses erreurs. Je ne suis pas professeur d’Histoire donc je peux aussi me tromper.

Le roman se lit très vite car il ne se passe pas un moment sans que quelque chose arrive à Cotton ou à ses « équipiers ». On ne peut que tourner les pages pour essayer de voir comment ils vont se sortir des situations délicates dans lesquelles les met l’auteur. Alors certains diront que c’est peut être trop et pas crédible, mais moi cela ne me gêne pas car cela permet de garder un rythme à ce roman et cela me va bien.

Les descriptions des différents lieux traversés sont parfaites et je me suis retrouvée dans ce Londres que j’aime tant. Il va d’ailleurs falloir que j’y retourne car certains quartiers me sont inconnus.

Le fait que son fils soit impliqué dans cette histoire est un plus je trouve, car cela permet de connaître un peu mieux Cotton et autrement que sous son aspect d’ancien agent secret. Cela l’humanise un peu plus.

J’ai passé un bon moment avec ce roman et je continuerai à lire les aventures prochaines de Cotton Malone.

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