tire a 4 epingles

J’ai été contactée par l’auteur Pascal Marmet pour lire son dernier roman, un policier.

Le 4e de couverture me plaisant bien, j’ai donc volontiers accepté son offre.

Je remercie l’auteur de m’avoir envoyé son roman ainsi que pour la gentille dédicace qui l’accompagnait.

le 4e de couverture :

Parmi les milliers de voyageurs, Laurent erre seul dans le hall de la gare de Lyon, l’air paumé. Il vient de rater son CAP boulangerie et sa mère l’a mis dehors. Samy, escroc à la grande gueule, le repère rapidement. Il a bien l’intention de profiter de la naïveté de ce gamin aux chaussures vertes et l’entraîne dans un cambriolage. L’appartement dans lequel ils pénètrent est une sorte d’antichambre du musée des Arts premiers et regorge de trésors africains. Mais ils tombent nez à nez avec la propriétaire et collectionneuse. Comme elle s’est blessée en tombant dans les escaliers, ils lui viennent en aide avant de s’enfuir. Pourtant, quelques heures plus tard, elle est retrouvée morte, abattue de cinq balles tirées à bout portant. Le commandant Chanel, chargé de l’enquête, s’enfonce alors dans l’étrange passé de cette victime, épouse d’un ex-préfet assassiné quai de Conti peu de temps auparavant. Un polar haletant sur fond de sorcellerie qui nous dévoile les coulisses de la gare de Lyon et nous ouvre les portes du célèbre 36 quai des Orfèvres.

Le Commandant François Chanel est un inspecteur reconnu du 36 Quai des Orfèvres. À la veille du déménagement de cette grande maison dans un autre bâtiment, l’ambiance n’est pas au beau fixe. C’est à ce moment qu’il se voit confier une enquête qui va s’avérer assez difficile. Albane de Saint Germain de Ray a été retrouvée morte à son domicile, tuée par balles. Son mari, ancien préfet sous Jaques Chirac, avait été tué de la même façon six mois auparavant, sous un pont non loin de leur domicile. Quelques heures avant son meurtre, Albane avait reçu la visite de deux cambrioleurs, Samy et Laurent, qui l’avait retrouvée allongée au bas de l’escalier menant à la mezzanine, suite à une mauvaise chute. Ils avaient poursuivi leur cambriolage mais le plus jeune des deux avait eu pitié d’elle, lui avait donné un peu d’eau et du Doliprane et avait promis d’appeler le SAMU. Mais c’est une Albane morte que les secours ont découvert.

Est-ce que l’un des deux, Samy ou Laurent, est revenu sur ses pas pour la tuer de peur qu’elle ne parle ? Est-ce que le meurtre est relié à toutes les œuvres d’art, sculpture et masques africains dont regorge l’appartement ? Où est-ce le passé d’Albane qui l’a rattrapé et notamment le fait qu’elle ai déjà été deux fois veuve ?

Le Commandant Chanel et son équipe vont avoir besoin de toutes leurs ressources et de l’intuition légendaire de leur chef pour résoudre cette affaire d’autant plus que les cadavres vont s’accumuler.

J’ai passé un bon moment avec ce roman. On rentre facilement dans l’histoire et on s’attache aux personnages, surtout « Laurent » le Peter Pan un peu limite et paumé dont on ne saura vraiment jamais qui il était et c’est un peu dommage je trouve ; Salomé, la jeune fille de 18 ans que Chanel sauve d’un compagnon de voyage assez violent et qui décide de s’installer chez lui en attendant mieux…, et Chanel, même s’il est un peu bourru, s’il a des principes un peu archaïques « jamais de femmes dans mon équipe » par exemple et qu’il se fie beaucoup à ses intuitions dont on se sait pas toujours comment elles lui viennent.

L’enquête est bien menée, avec des rebondissements surprenants et assez disparates pour que l’on ne sache pas jusqu’au dernier moment qui est l’auteur du meurtre d’Albane. Pour les autres crimes, ils sont rapidement résolus. J’ai trouvé quand même que la fin arrive comme un cheveu sur la soupe, on nous la donne comme cela sur un plateau et il faut que l’on adhère.

Ajouter à ce roman une petite touche de Vaudou/Sorcellerie en rapport avec les croyances africaines et leur Art particulier m’a bien plu. On ne peut pas dire que cela fasse avancer l’histoire mais j’ai trouvé cela intéressant car je n’y connaissais rien.

J’ai juste un bémol. Il y a beaucoup trop d’abréviations du style ENSOP ENSP FAED STIC. Je lis pourtant énormément de romans policiers mais je n’avais jamais vu celles-là et j’ai peiné en début de lecture avec elles. Un petit glossaire en fin de roman ou une explication en note de bas de page pourraient être bien.

Merci Pascal Marmet de m’avoir fait découvrir votre univers. J’y retournerai avec plaisir.

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