temps glaciaires

Enfin. Enfin. Enfin. Oui il fallait au moins cela pour accueillir le nouveau roman de Fred Vargas, « Temps glaciaires ». Quatre ans depuis « l’armée furieuse » que nous n’avions pas eu des nouvelles du commissaire Adamsberg et de toute son équipe. C’est long pour quelqu’un qui, comme moi, adore ces personnages et les histoires que nous raconte Fred Vargas. Vous vous doutez bien que je me suis empressée de l’acheter et de le lire. Et comme à chaque fois, aucune déception.

Le 4e de couverture :

Adamsberg attrapa son téléphone, écarta une pile de dossiers et posa les pieds sur sa table, s’inclinant dans son fauteuil. Il avait à peine fermé l’œil cette nuit, une de ses sœurs ayant contracté une pneumonie, dieu sait comment. La femme du 33 bis ? demanda-t-il. Veines ouvertes dans la baignoire ? Pourquoi tu m’emmerdes avec ça à 9 heures du matin, Bourlin ? D’après les rapports internes, il s’agit d’un suicide avéré. Tu as des doutes ? Adamsberg aimait bien le commissaire Bourlin. Grand mangeur grand fumeur grand buveur, en éruption perpétuelle, vivant à plein régime en rasant les gouffres, dur comme pierre et bouclé comme un jeune agneau, c’était un résistant à respecter, qui serait encore à son poste à cent ans. Le juge Vermillon, le nouveau magistrat zélé, est sur moi comme une tique, dit Bourlin. Tu sais ce que ça fait, les tiques ? »

Le commissaire Bourlin, du 15e arrondissement de Paris, est embêté avec une « suicidée », Alice Gauthier. Il ne croit pas que cette ancienne professeure de mathématiques se soit suicidée. Il pense qu’elle a été assassinée, d’autant plus qu’un signe assez bizarre ressemblant à un « H » a été découvert près du corps. Il appelle donc le commissaire Adamsberg pour avoir l’avis de son adjoint, Danglard, concernant cette inscription. Un autre « suicide » a lieu avec la découverte du même signe. Il n’en faut pas moins à Adamsberg pour prendre en charge cette enquête particulière qui va le mener dans les contrées froides de l’Islande ainsi que dans le cénacle d’un groupe qui rejoue continuellement les séances du Parlement de Robespierre jusqu’à son exécution et à autant de coupables potentiels d’autant plus que d’autres cadavres sont découverts.

J’ai passé de nouveau un super moment avec Adamsberg, Danglard, Rétancourt et tous les autres membres de l’équipe, avec un petit plus lors de la pseudo-rébellion de certains membres à l’encontre d’Adamsberg. Sans oublier Lucio et son bras amputé qui gratte lorsque l’on ne prend pas le bon chemin.

L’intrigue, qui au départ est simple puisqu’il s’agit de deux suicidés n’ayant aucune relation apparente entre eux à part la marque en forme de « H » bizarre laissée, se transforme sous la houlette d’Adamsberg et de Danglard en quelque chose de plus subtil : des meurtres. L’enquête va être tortueuse car elle mêle des secrets de famille, des secrets de vie, des secrets d’Histoire. On n’est jamais perdu car l’Histoire nous est racontée de belle façon par Danglard.

Adamsberg va se dépatouiller avec une pelote d’algues énorme dans cette aventure, mais petit à petit celle-ci va céder pour enfin laisser apparaitre la vérité. Et cela m’est tombé dessus comme à chaque fois. Fred Vargas a cette particularité de nous donner des tonnes de suspects tous plus crédibles les uns que les autres et jusqu’à la fin nous ne savons pas qui est le coupable. C’est l’un des auteurs, avec Maxime Chattam, qui arrive à me bluffer et où à chaque fois je me dis « cela, je ne l’avais pas vu venir ». C’est un vrai plaisir pour moi car je suis frustrée dans ma lecture lorsque, quasi dès le départ, je sais qui est l’assassin.

Le style Vargas est toujours là avec les narrations, les descriptions, les blessures de chacun. Aucune violence n’est présente même dans les descriptions des corps découverts. On fait toujours un tour dans la culture et l’Histoire à chacune des aventures d’Adamsberg et cela me plait toujours autant.

On prend aussi le temps de connaître les personnages et de voir comment ils ont évolué et comme cela faisait 4 ans que nous ne les avions pas vus, il y a eu des changements, mais ils ont toujours leurs blessures et leurs casseroles et c’est comme cela qu’on les aime.

Je ne peux donc que vous conseiller de vous jeter sur ce nouveau Vargas et de le dévorer.

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2 thoughts on “« Temps glaciaires » Fred Vargas.

  1. manue il y a 5 années

    Bonjour, je viens de découvrir le partage de ton article sur le groupe « dernières nouvelles de vos blogs littéraires ». Je viens donc te laisser un petit commentaire.

    J’ai déjà lu un roman de cette auteure, j’en ai aussi en attente.
    Celui là me fait pas souvent envie quand je le vois à la librairie mais j’ai résisté jusqu’à présent.
    En tout cas ton avis me donne vraiment envie de me laisser tenter !!

    A bientôt j’espère et bonne soirée 🙂

    1. Magali il y a 5 années

      Bonsoir Manue et merci d’être venue faire un tour sue mon blog. Je crois que j’ai lu tous les Vargas et j’attendais donc avec impatience un nouvel opus. L’attente a été longue mais cela en valait le coup. Je ne peux que t’inciter à le lire. Il est excellent. Belle soirée. 🙂

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