la mort s'invite a pemberley

Mon amie Ninette du blog DoublePage a lu ce roman il y a quelques temps. Il me semble qu’elle l’avait bien aimé mais je ne retrouve pas son avis. En tout cas, sa chronique m’avait assez intéressé pour que je mette ce roman dans ma liseuse. J’ai profité de mes vacances pour le lire. Et heureusement que c’était dans ce contexte car sinon je ne serais pas allée au bout tellement je me suis ennuyée.

le 4ème de couverture :

Rien ne semble devoir troubler l’existence ordonnée et protégée de Pemberley, le domaine ancestral de la famille Darcy, dans le Derbyshire, ni perturber le bonheur conjugal de la maîtresse des lieux, Elizabeth Darcy. Elle est la mère de deux charmants bambins ; sa sœur préférée, Jane, et son mari, Bingley, habitent à moins de trente kilomètres de là ; et son père adulé, Mr Bennet, vient régulièrement en visite, attiré par l’imposante bibliothèque du château. Mais cette félicité se trouve soudain menacée lorsque, à la veille du bal d’automne, un drame contraint les Darcy à recevoir sous leur toit la jeune sœur d’Elizabeth et son mari, que leurs frasques passées ont rendu indésirables à Pemberley. Avec eux s’invitent la mort, la suspicion et la résurgence de rancunes anciennes.

Dans La mort s’invite à Pemberley, P.D. James associe sa longue passion pour l’œuvre de Jane Austen à son talent d’auteur de romans policiers pour imaginer une suite à Orgueil et Préjugés et camper avec brio une intrigue à suspense. Elle allie une grande fidélité aux personnages d’Austen au plus pur style de ses romans policiers, ne manquant pas, selon son habitude, d’aborder les problèmes de société – ici, ceux de l’Angleterre du début du XIXe siècle.

Nous retrouvons dans ce roman quasiment tous les protagonistes du roman de Jane Austen «Orgueils et Préjugés» datant de 1813. Je n’ai jamais lu ce livre de Jane Austen  mais je connais l’histoire pour en avoir eu un résumé entre les mains et il me semble qu’une série télévisée basée sur celui-ci a été diffusée il y a bien longtemps.

Cette histoire commence quelques années après qu’Elizabeth Bennet ai épousé Fitzwilliam Darcy. Ils sont les heureux parents de deux petits garçons, Fitzwilliam Jr (5 ans) et Charles ( 2 ans). Elizabeth s’accommode très bien de son nouveau statut de femme de notable, s’occupant de sa maison, des personnes qui y vivent et y travaillent. Elle va régulièrement voir sa sœur adorée Jane Bingley, heureuse en ménage elle-aussi et qui n’habite pas très loin. Elle s’entent aussi très bien avec sa belle-sœur Geogiana, qui vit encore avec eux.

Elizabeth est très prise par les préparatifs du bal de Lady Anne, du nom de sa belle-mère décédée. C’est un grand événement mondain dans la région et elle est accaparée par toute l’organisation gigantesque que cela demande. Mais les ennuis vont arriver en la personne de son autre sœur, Lydia, avec qui elle est en froid depuis qu’elle a fugué pour épouser Wickham, ancien ami et presque frère de Darcy.

Lydia débarque en pleine nuit, affolée et en pleurs en expliquant que pendant qu’elle traversait la forêt pour se rendre chez Elizabeth, bien qu’elle ne soit pas invitée au bal, Wikham s’est disputé avec son ami Denny, qu’ils sont tous les deux descendus du cabriolet et que peu après, elle a entendu des coups de feu.

Darcy et les invités déjà présents en cette veille de bal, partent à leur recherche et découvrent Wikham accroupi devant le corps de Denny, s’accusant de sa mort.

Il est arrêté et devra répondre de son crime devant la justice. Mais est-il vraiment coupable?

C’est le premier livre de P.D. James que je lis et pour l’instant je n’ai pas l’intention d’en lire un autre. Cette lecture a été longue, fastidieuse et ennuyeuse. Si tous ses autres romans sont de cet acabit, je préfère me passer de cette « souffrance».

Le premier tiers de ce roman est consacré à la réécriture du roman de Jane Austen. Enfin, c’est comme cela que je l’ai ressenti. P.D. James nous fait un résumé non-exhaustif de tous les différents mariages de enfants Bennet et même des amies de ceux-ci, amies qui n’apparaitront jamais dans ce roman. Quel en est l’intérêt? Qu’elle replace les choses et les circonstances qui ont amené certains membres de cette famille à ne plus se fréquenter, je comprends très bien mais toute la famille et ses affiliés, je ne vois pas ce qui cela vient faire là. Autant aller lire le roman originel de Jane Austen qui reste un classique.

Après la découverte du corps de Denny et le début de l’enquête, ce qui est le moment le mieux réussi du roman mais malheureusement bien court, il y a les interrogatoires des témoins de la découverte du corps et de ceux qui étaient dans l’auberge où résidaient Lydia, Wikham et Denny les jours précédents. C’est normal me direz-vous. Sauf que ceux-ci ont lieu plusieurs fois, à Pemberley lors de l’arrestation de Wikham puis lors de son premier procès et lors de son deuxième à Londres. Tous racontent tout le temps la même chose de la même façon. C’est juste ennuyeux au possible.

Quand à la fin de l’histoire, à savoir que Wikham n’a effectivement rien fait, elle arrive n’importe comment. Et on croit encore moins au nouveau coupable car comment aurait-il pu avoir la force de frapper aussi fort Denny? C’est vraiment désolant de finir ce roman ainsi.

J’ai trouvé ce livre long, poussif, absolument déplaisant à lire car trop de choses sont dites et répétées. Les personnages sont sans saveurs alors que Jane Austen en avait fait des personnages haut en couleurs et avec des personnalités très marquées. Ce fut un bien difficile moment de lecture.

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2 thoughts on “« La mort s’invite à Pemberley » de P.D.James

  1. Ninette il y a 5 années

    Oui, je l’avais bien aimé mais je peux comprendre tes réticences car j’ai justement les mêmes sur les autres romans de P. D. James

    1. Magali il y a 5 années

      Bon du coup, tu m’encourage encore moins à en lire un autre..:)

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