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J’ai lu ce roman dans le cadre d’un partenariat avec le forum « Have a break, Have a book ». Je remercie l’auteur, Caterine Coss et les Éditions Calepins de m’avoir envoyé ce livre.

Dans celui-ci, nous suivons le Lieutenant de police Pierre Saulnier, flic usé et désabusé par son boulot et par la vie en général, dans son enquête sur le meurtre de Marion Vernois, jeune fille de 23 ans. L’essentiel de cette enquête se passe à Grenoble.

Le 4e de couverture :

« Encore un temps de merde ! » se dit-il. « Pourvu que la journée se passe bien, parce que ce serait le comble. »

Pierre Saulnier, lieutenant de police à l’ancienne ne supporte rien ni personne, encore moins ses collègues qui le lui rendent bien. Usé et désabusé, il traîne sa vie comme on traîne un vieux boulet et noie parfois sa triste existence dans l’alcool.

Pourtant, en ce matin frileux de décembre, Saulnier est loin d’imaginer qu’il est sur le point de se lancer dans une enquête bien particulière, une enquête qui va bouleverser sa vie…

Qui aurait cru qu’une Petite Morte.…

Marion a été retrouvée dans un parc public par un vagabond au milieu de la nuit. Elle a reçu trois balles et de multiples coups de couteau post-mortem.

Au départ, Saulnier ne connaît pas son identité, car tous ses papiers ont disparu. Il la surnomme « la Petite Morte », car il s’est pris d’affection pour elle. Ses employeurs, Mr et Mme Leroy, avaient fait un signalement de disparition. Marion travaillait depuis quelques mois dans leur restaurant, Le Boeuf Mironton, en tant que serveuse. Ne la voyant pas venir travailler et n’ayant aucune nouvelle d’elle alors qu’elle était très rigoureuse, ils ont prévenu la police. Ils étaient très proches de la jeune femme et la considéraient un peu comme la fille qu’ils n’avaient pas eue. Elle s’entendait très bien avec eux et aussi avec leur fils Vincent qui n’était pas insensible à ses charmes. Ils entretenaient même une liaison secrète depuis quelques semaines et tout se passait bien entre eux.

L’enquête prend un tour particulier lorsque Marion entre en contact avec Saulnier en faisant bouger des papiers dans son appartement puis en écrivant quelques mots sur son ordinateur au poste de Police. En effet, elle est toujours là en tant que fantôme et veut l’aider à retrouver celui qui l’a assassinée, car bien qu’elle ait suivi son meurtrier après qu’il ne l’ai attaquée, elle n’a pas réussi à voir son visage. Pour éviter que tout le monde le prenne pour un fou, Saulnier s’achète un ordinateur personnel, achat dont il ne se serait jamais cru capable, pour pouvoir converser tranquillement avec ce fantôme. Ils vont ainsi mettre toutes les chances de leur côté pour résoudre cette affaire et permettre à Marion d’arrêter d’errer entre deux mondes.

J’ai dans l’ensemble bien aimé ce livre. Le début est particulièrement intéressant et surprenant, car on voit ce qui se passe du côté de Marion alors qu’elle est déjà morte. La faire participer de cette façon est une manière de la faire vivre encore un peu.

Les faire communiquer par ordinateur est assez innovant je trouve mais pas forcément crédible à mon sens.

Ce livre est classé dans la catégorie roman policier. Il est vrai que l’histoire débute par un meurtre et se termine par la résolution de celui-ci mais il y a quand même beaucoup d’erreurs et d’incohérences : il part dans une autre ville continuer son enquête, il reçoit une lettre d’un témoin directement chez lui et le coupable apparaît d’un seul coup dans l’histoire sans que l’on sache d’où il vient.….. Je le considère plus comme un roman sur l’évolution psychologique de Saulnier et comment « certaines » rencontres permettent de changer. Quand on fait la connaissance du policier, il est triste, désabusé et déprimé continuellement depuis le décès de sa femme et de son fils, il y a plusieurs années de cela. Au contact de Marion, il réapprend à vivre, sourire et il essaie de nouveau de profiter de la vie. On finit le roman avec un personnage qui se rend compte que la vie vaut la peine d’être vécue.

Le seul souci avec cette histoire, ce sont les descriptions des villes de Grenoble, Montpellier et Palavas-les-flots qui sont inutiles. On a plusieurs chapitres de description façon guide du Routard de ces différentes villes. Cela n’apporte rien au récit, voir même cela l’alourdit, car elles ne servent pas à faire avancer l’enquête. Je dois reconnaître que j’ai allègrement sauté ces chapitres.

C’est une histoire bien conçue avec laquelle j’ai passé un bon moment. La fin m’a surprise, car il faut vraiment l’attendre pour savoir qui est l’assassin et quelles étaient ses motivations.

Je lirais avec un grand plaisir un autre roman de cette auteure.

 

50