le cercle et la fraternité

C’est dans le cadre d’un partenariat avec le forum « Have a break, Have a book » que j’ai lu ce roman de Christophe Lunetto. Je remercie le forum et les Editons Chemin Vert de m’avoir permis de le lire.

 

J’ai été attirée par ce roman car il met en scène trois auteurs célèbres : Sir Arthur Conan Doyle, James M. Barrie et Bram Stoker qui ont sûrement dû se côtoyer étant de la même époque. Le fait que ce soit un thriller ne pouvait que me plaire aussi.

 

 

Le 4e de couverture :

 

Le bébé allait bientôt fêter son deuxième anniversaire. En attendant, il était confortablement installé sur les genoux de sa mère profondément assoupie et ne lâchait pas des yeux l’homme vêtu d’une longue redingote qui se trouvait avec eux dans le compartiment de seconde classe.

 

 

Londres, hiver 1886. Quelques jours avant Noël, le cadavre horriblement mutilé d’une prostituée est retrouvé sur les bords de la Tamise.

 

 

Les jeunes et pas encore célèbres James M. Barrie, Arthur Conan Doyle et Bram Stoker se lancent sur la piste des tueurs. Des bas-fonds de la ville au plus profond de la lande écossaise, ils vont devoir dénouer les fils d’une intrigue périlleuse, percer des secrets séculaires et affronter un adversaire redoutable : la Fraternité. Bien des années plus tard, ils se souviendront de cette aventure horrifique pour leurs créations respectives de Peter Pan, Sherlock Holmes et Dracula.

 

 

 

James Barri, journaliste en cette fin d’année 1886 et par encore écrivain, rentre à Londres après quelques semaines passées en Suisse dans un sanatorium pour y soigner une mauvaise bronchite. Il est attendu sur le quai de la gare par son ami Arthur Conan Doyle, médecin et aventurier dans l’âme. Ils décident d’aller voir Sam Stoker, régisseur du Théâtre Lyceum qui revient d’une tournée triomphale aux États-Unis.

 

 

Sam Stoker leur propose, vu que c’est à la mode à cette époque-là, de former un club secret qui ne comportera que trois et uniques personnes, eux. Ils le nomment « Le Cercle » et décident d’y parler de ce qui les passionne : les histoires fantastiques et insolites. Ils ont à peine le temps de finir de signer le contrat qui les lie que l’inspecteur Abberline de Scotland Yard arrive pour demander à Conan Doyle de faire l’autopsie d’une prostituée retrouvée morte, à priori empoisonnée, dont les yeux ont été prélevés de façon « chirurgicale ».

 

 

Ce qui au départ n’était qu’une histoire policière part dans le surnaturel. Ce ne sera pas la seule morte et ils auront à affronter un ennemi redoutable. Ils commencent à nommer cet assassin « Le Collecteur d’organes », car à chaque fois il prélève un ou plusieurs organes. Mais ce dernier a en fait créé aussi un club très particulier : « La Fraternité » depuis bien plus longtemps qu’eux. Ce meurtrier sera, avec ses acolytes, un ennemi coriace et ils n’en ressortiront pas tous les trois indemnes, surtout James Barri.

 

 

Je ne pensais pas me retrouver dans cet univers particulier complètement surnaturel en commençant le récit. J’étais partie sur l’idée de lire un thriller et c’est ainsi que cela commence, jusqu’à l’épisode de la morgue où le roman bascule dans cet univers particulier. Cela est amené d’une belle façon et assez tôt dans le livre ce qui fait qu’une fois la première surprise passée, on ne peut que continuer sa lecture pour en connaître la fin.

 

 

Plusieurs clins d’œil sont faits aux différents auteurs avec l’apparition rapide de Moriarty, l’essence même du méchant de cette histoire ainsi que les deux orphelins qu’ils essaient de sauver. J’ai énormément apprécié ce parti pris de l’auteur, car cela nous rapproche encore plus de ces trois héros que nous connaissons tous plus ou moins.

 

 

Le livre n’est pas très long mais cela n’est pas gênant car le rythme est tellement soutenu et l’intrigue est tellement prenante que l’on se plonge dedans et que l’on n’a qu’une envie, tourner les pages et savoir comment tout cela va finir. On va de rebondissements en retournements de situation et nous ne sommes jamais perdus car c’est extrêmement bien écrit.

 

 

Les descriptions sont parfaites et servent le récit et celles concernant les mortes et le passage à la morgue et dans le cimetière ne sont absolument pas déplacées ou gores. Cela fait partie de l’histoire et je ne me suis pas retrouvée gênée, perdue ou mal à aucun moment.

 

 

La fin est touchante car elle nous envoie bien des années plus tard à la fin de la vie de James Barri au moment où il voit revenir vers lui une personne importante rencontrée pendant cette aventure et qui est venue lui donner de ses nouvelles et lui dire au revoir. Cela n’est absolument pas mièvre et nous permet de conclure cette sympathique lecture sur une note de joie.

 

 

Ce fut une lecture plus que plaisante et je l’ai d’autant plus appréciée que depuis quelque temps je n’avais que des lectures peu intéressantes ou qui ne me plaisaient pas. Je suis contente d’avoir lu ce roman et je serais heureuse de lire le prochain livre de cet auteur.

 

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