L'Italienne

J’ai reçu ce livre en partenariat avec le forum « Have a break, Have a book ». Je les remercie ainsi que les éditions Charleston de m’avoir permis de lire cet ouvrage.

 

J’ai changé de style par rapport aux dernières critiques publiées, car ce livre est  une fresque historique teintée d’un roman d’amour.

 

Le 4e de couverture : Début du XXe siècle, Alpes Italiennes. Enza et Ciro, deux enfants de la montagne, se rencontrent pour la première fois. Ciro, pour avoir découvert le comportement scandaleux du prêtre du village, est envoyé aux États-Unis, où il devient cordonnier. Enza doit à son tour s’exiler pour assurer l’avenir des siens. C’est à New York, dans cette ville magique, que le destin va à nouveau les réunir. Mais il est trop tard : la Première Guerre mondiale éclate et Ciro s’engage pour aller se battre en Europe. Enza, elle, entame une brillante carrière de costumière au Metropolitan Opera et se laisse emporter dans un tourbillon de vie mondaine dans le sillage du grand chanteur Enrico Caruso. Des riches demeures de Carnegie Hill aux ruelles de Little Italy en passant par les faubourgs ouvriers et les vastes plaines du Minnesota, ces jeunes amants finiront-ils par se retrouver à temps, malgré le poids de l’histoire et de la destinée ?

 

 

Ce roman nous fait suivre la vie de Ciro et d’Enza, deux italiens qui pour des raisons différentes devront s’exiler en Amérique et construire leur nouvelle vie. Leurs destins se croisent plusieurs fois.

 

1905, Ciro (10 ans) et son frère Eduardo (12 ans) sont conduits par leur mère au convent San Nicola dans les Alpes Italiennes, car suite au décès de son mari en Amérique où il était allé travailler dans les mines pour faire vivre sa famille, elle sombre dans une profonde dépression et n’a plus les moyens physiques ni l’énergie pour s’occuper d’eux.

Enza, quant à elle est la fille du charretier d’un petit village à flanc de montagne non loin de là. Elle est l’ainée d’une famille de 7 enfants dont la dernière, Stella, vient de naitre. Elle a un don pour la couture ce qui lui permet d’aider ses parents pendant les mois d’hiver.

 

Six ans plus tard, Ciro et Eduardo sont toujours au couvent. Leur mère n’est toujours pas venue les chercher. Ils grandissent tant bien que mal sans elle, bien aimés par les sœurs qui les aident à devenir de bonnes personnes. Enza et Ciro se rencontrent à ce moment-là dans des circonstances dramatiques, l’enterrement de Stella, la petite sœur d’Enza, morte d’une fièvre fulgurante. Ciro est chargé de creuser la tombe de celle-ci.

Entre eux, le courant passe tout de suite et ils s’embrassent pour la première fois à la fin de cette journée. Ciro promet à Enza de revenir la voir. Malheureusement, il surprend le prêtre dont dépend le couvent dans une position délicate avec une jeune fille de 15 ans. Lui et son frère doivent donc quitter le couvent en urgence sous la pression du prêtre. Eduardo décide de rentrer au séminaire car c’est ce qu’il veut faire depuis longtemps. Ciro devait être mis dans un centre de redressement sur pression du prêtre, mais grâce aux sœurs, il part en Amérique chez l’oncle de l’une d’elles pour faire un apprentissage de cordonnier.

 

Enza s’impatiente de ne pas avoir de nouvelles puis passe à autre chose, car elle et son père partent aussi quelque temps plus tard en Amérique quand leur cheval meurt et qu’ils se retrouvent sans ressources pour faire vivre la famille et construire cette maison qui leur tient tant à cœur.

 

Nous suivons ensuite les différentes étapes de la vie de ces deux personnages où d’autres viennent se greffer pour leur rendre le séjour à New York plus supportable. Enza et Ciro se recroisent plusieurs fois, mais alors qu’Enza est sûre que Ciro est l’homme de sa vie, lui n’en est pas encore là et sort avec d’autres filles tout en se rendant compte qu’Enza lui est proche.

 

Bien évidemment ces deux-là finissent par se retrouver et se marier. Ils s’installent dans le Minnesota, là où le père de Ciro est mort lors de l’explosion d’une mine. Ils construisent leur vie doucement, entourés de leurs amis, et en faisant prospérer la cordonnerie de Ciro et le magasin de couture d’Enza.

 

Ce fut dans l’ensemble une lecture plaisante.

Enza, Ciro et tous ceux qui les entourent sont attachants. On rit avec eux, on pleure avec eux. On se demande si Enza et Ciro  vont enfin se retrouver et vivre pleinement leur amour. On vibre avec eux.

La découverte de l’Italie et de l’Amérique des années 1900-1945 est très intéressante. La vie des immigrés ainsi que toute la difficulté qu’ils ont à se faire à ce nouveau pays si différent sont poignantes. La lutte entre s’intégrer et conserver leurs racines est palpable.

 

Il y aussi trop de longueurs à mon goût, du fait des trop nombreuses descriptions et des comparaisons incessantes avec les paysages de la région d’origine des 2 héros : chaque fois qu’ils bougent, nous avons droit à une description de leur nouvelle vie, ce qui est bien en soi, mais qui est gâché par le fait que l’auteure compare systématiquement cet endroit avec les montagnes de leur jeunesse. Ces descriptions sont longues, ennuyeuses et rébarbatives. J’ai sauté plein de pages, car je n’en pouvais plus. C’est une région qui à priori tient à cœur à l’auteure, mais là, c’était trop.

Ce qui m’a aussi gênée c’est le fait que, quels que soient les problèmes qu’ils rencontrent, il y a toujours la solution miracle qui va les « sauver ». On se croirait par moment dans un conte de fées. La vie n’est pas un conte de fées et j’imagine encore moins cela dans cette époque avec toutes les difficultés qu’il pouvait y avoir pour se faire sa place.

 

La fin est aussi un peu trop longue à mon goût. Il aurait fallu finir bien avant, pour éviter des longueurs qui n’apportent rien de plus à cette histoire.

 

Néanmoins, c’est un roman qui fait passer un bon moment avec des personnages attachants. L’écriture est fluide, l’auteure a fait énormément de recherches historiques et a pu aussi se baser sur le vécu de sa famille.

 

 

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2 thoughts on “« L’Italienne » Adriana Trigiani

  1. La Lecturienne il y a 4 années

    Je suis en train de constater que tu l’as lu vite et ne l’a pas particulièrement apprécié, et moi, j’avoue l’avoir fait traîner en longueur (presque 15 jours pour le lire) et je l’ai bien aimé. Vu la vaste période chronologique développée dans ce livre, je pense qu’il faut prendre son temps et le lire petit à petit par petite quantité pour être réellement touché. D’ailleurs vu les reprises d’info à chaque début de chapitre, je me demande s’il n’a pas fait l’objet d’une publication par épisodes aux USA.

    1. Magali il y a 4 années

      Hello Adèle, ce n’est pas que je ne l’ai pas aimé.. C’est que je l’ai trouvé trop long dans ces descriptions qui sont redondantes assez souvent. Et le fait que quoi qu’il arrive, tout se passe bien pour eux. Peut être que je lis trop de romans noirs… Mais c’est clair que l’auteure a fait énormément de recherches cela est indéniable.

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