Le sacrifice des dieux

Ma chronique du jour concerne de nouveau un livre partenariat du forum Have a break, Have a book. Il s’agit du livre de Christophe Michaud « le sacrifice des Dieux ».

 

J’ai choisi ce livre, car j’ai lu « enquête », « découverte sanglante » et « Saint-Office ». J’avais zappé certains aspects du livre. Avant de vous en parler plus, je vous propose de lire le 4e de couverture.

 

Le 4e de couverture :

Suivez un enquêteur du Saint-Office au jour le jour par l’intermédiaire de son journal. Vivez son enquête de l’intérieur. Soyez confronté à ses découvertes, à ses cauchemars, à ses doutes. À la lecture d’un livre terrible, il plongera au cœur des secrets les plus obscurs. Son esprit résistera-t-il à ces révélations que l’Église nous cache ?

Partez sur les traces de l’indicible dans un voyage initiatique et parcourez l’Europe. Assisterez-vous au sacrifice des Dieux ?

Ce récit inspiré de l’univers de H.P. Lovecraft vous emmènera dans les contrées inexplorées de son œuvre.

 

Je remercie le forum et l’auteur de m’avoir fait découvrir ce livre.

 

J’ai d’abord lu ce livre en version numérique puis Christophe Michaud a eu la gentillesse de m’envoyer la version papier. Je l’en remercie de même pour la gentille dédicace qu’il m’a faite.

Ce livre est fait pour la version papier à mon sens. Cela nous permet de mieux appréhender les dessins qu’il contient ainsi que les traces de sang sur la couverture. Mais ce qui est vraiment le plus de la version papier est de faire l’écriture façon vieille machine à écrire qui ne ressort absolument pas en version numérique. J’ai énormément apprécié de le feuilleter.

 

L’histoire commence par une préface où un homme nous raconte comment, 10 ans après la disparition de son père, il découvre un carnet caché dans une veille machine à écrire. Ce carnet est rempli de codes et il se rend compte que son père a passé un temps plus qu’important à le décrypter, entre 30 et 40 ans d’après lui. Il n’y a par contre aucune indication sur la façon dont ce carnet est arrivé entre ses mains. Il se pose donc la question de savoir si son père a disparu à cause de carnet et de ce qu’il avait découvert qui pouvait remettre en questions toutes ses croyances.

 

La suite du livre est la lecture de ce carnet qui est conçu comme un livre de bord. Nous suivons jour après jour, mois après mois les aventures d’un enquêteur du Saint-Office qui mène des investigations sur différentes sectes qui commettent des sacrifices en l’honneur de Satan ou autres divinités malsaines. Il commence sa nouvelle enquête à Naples pour infiltrer une secte qui se passionne pour d’anciens dieux païens et qui serait liée à la Camorra (pègre italienne). Le lien est fait car les adeptes de cette secte ont une pieuvre tatouée sur le bras et c’est aussi l’emblème de la Camorra. Il arrive enfin en prenant des chemins détournés à rencontrer un certain Spoletti qui ferait partie de la secte et aurait besoin de lui pour traduire un livre ancien, parcheminé qui traite des « Gouldes ».

À partir de là, sa vie bascule. Il s’intéresse au-delà du raisonnable à ce livre au point de perdre la tête, de basculer dans la folie et de faire des choses qui dépassent l’entendement. Il perd la notion du temps. Ce qui explique certains passages marqués par des points de suspension entre crochets, ce qui permet au lecteur de faire travailler son imagination. Il est ensuite retrouvé par un ami qui essaie de l’aider à se remettre de son traumatisme, mais lui n’a qu’une idée, continuer sa quête pour trouver le lieu de la bataille entre les Dieux et la Déesse Mère Shub-Niggurath, qui fait partie des forces du mal. À force de recherches, il part pour la Grèce, car pour lui, la bataille a eu lieu dans une de ses iles. Mais de nouveau, son esprit bascule et il assiste à « cette bataille ».

 

Le journal s’arrête peu de temps après.

 

Comme je vous l’ai dit, j’ai choisi ce livre car je pensais que c’était un roman policier, un thriller, du fait du « sang » sur la couverture et qu’il y avait un enquêteur du Saint-Office. En fait, je me suis complètement trompée, car il s’agit en fait d’un roman d’horreur mythologique. Un style littéraire auquel je n’adhère pas. Ce n’est pas la première fois que je m’essaie à ce genre de livre, mais pour l’instant je n’ai pas encore trouvé celui qui me permettra de mieux l’apprécier.

 

Mais j’ai adoré la façon d’écrire de Christophe Michaud. Les descriptions sont très détaillées, même les plus « horribles ». Les recherches faites sur les Dieux et les « créatures » du mal sont très poussées. On voit que l’auteur a peaufiné son sujet pour écrire ce livre.

 

Le côté « journal de bord » m’a énormément plu. On suit bien de cette façon la descente aux enfers et le passage dans la folie du héros. Les crochets avec les points de suspension laissent place à l’imaginaire du lecteur ce qui est parfait.

 

Ne pas savoir qui est la personne qui a découvert le carnet est aussi un choix assez intéressant car il laisse encore plus la place à l’imagination du lecteur. Ne pas savoir comment celui-ci est arrivé entre ses mains est une bonne idée, car cela laisse une porte ouverte à une possible suite.

 

Pour finir, je dirais que même si je n’aime pas ce genre de livre, j’ai passé un bon moment et découvert un nouvel auteur brillant.

 

31