6201 Cercles bleus:0000Comme vous l’avez constaté avec mes différents articles, j’aime les romans policiers. Mais pas n’importe lesquels. Ceux qui nous égarent en nous racontant non pas une mais des histoires, de sorte que l’on est perdu, mais sans vraiment l’être. Et, tout s’emboite, cela prend tout son sens quand on découvre la fin, car on ne s’attendait pas à cette dernière. C’est ça qui me plait. Un auteur qui excelle dans cette façon d’écrire, c’est Fred Vargas, bien sûr. J’ai lu beaucoup de ses romans et j’ai énormément aimé. Je n’ai jamais trouvé une seule fois le coupable de même que les raisons de son geste avant qu’Adamsberg, son héros récurrent, ne nous les explique. Il faut, je dois quand même le dire, rentrer dans l’univers de Fred Vargas, mais surtout dans celui d’Adamsberg et de Danglard. Pas simples ces deux-là, avec leurs casseroles et leurs problèmes psycho-existentiels. Mais ils sont tellement touchants de par leur fragilité. Il y avait un livre que je n’avais pas encore lu, c’est celui qui narre la rencontre d’Adamsberg et de Danglard : qui a lieu dans « L’homme aux cercles bleus ». C’est chose faite.

Le 4e de couverture : « Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ? »
Depuis quatre mois, cette phrase accompagne des cercles bleus qui surgissent la nuit, tracés à la craie sur les trottoirs de Paris. Au centre de ces cercles, prisonniers, un débris, un déchet, un objet perdu : trombone, bougie, pince à épiler, patte de pigeon…
Le phénomène fait les délices des journalistes et de quelques psychiatres qui théorisent : un maniaque, un joueur.
Le commissaire Adamsberg, lui, ne rit pas. Ces cercles et leur contenu hétéroclite sont de mauvais augure. Il le sait, il le sent : bientôt, de l’anodin saugrenu on passera au tragique.
Il n’a pas tort. Un matin, c’est le cadavre d’une femme égorgée que l’on trouve au milieu d’un de ces cercles bleus.

Je dois vous dire que j’ai lu ce livre de façon « électronique ». En effet, Chéri m’a téléchargé dans mon téléphone plusieurs livres pour les moments où j’ai le temps de lire quand je ne suis pas chez moi, mais où je ne peux pas transporter de livres. Ce n’est pas une habitude chez moi de lire comme cela et je pense que cela ne le deviendra pas, car j’ai besoin de sentir les pages sous mes doigts, de les tourner, d’avoir la matière entre les mains. Mais je dois quand même convenir que cela a été une bonne expérience et que je le referais sans souci dans les mêmes conditions.

Parlons un peu du livre. Comme à chaque fois avec un ouvrage de Fred Vargas, il faut entrer dans l’univers des personnages. Et là, c’est un peu plus difficile, car c’est la première enquête à Paris du nouveau tandem Adamsberg-Danglard. Il faut avoir l’esprit bien ouvert pour comprendre qui sont ces deux personnages aux antipodes l’un de l’autre, mais avec tellement des problèmes avec leur passé que cela forge leur présent. Danglard se retrouve à élever seul ses enfants, car sa femme l’a quitté en lui laissant aussi s’occuper d’un enfant né hors mariage ; il se noie dans l’alcool pour oublier ses soucis personnels, mais n’en demeure pas moins un inspecteur hors pair. Adamsberg est poursuivi par ses fantômes, notamment celui de la seule femme qu’il a jamais aimée et réciproquement, mais qui est partie aussi pour pouvoir vivre une vie normale sans lui. Il arrive à la Capitale précédée d’une réputation de super flic, mais aussi d’une personnalité ambigüe, de rêveur, désordonné (pour les autres, mais pas pour lui) dans ses pensées et l’organisation de son travail.

Il trouve donc évidemment bizarres tous ces cercles bleus dessinés sur les trottoirs de Paris, relatés par plusieurs médias. Alors que certains pensent que ce ne sont que d’inoffensifs dessins d’un artiste ou d’une personne un peu déséquilibrée, lui subodore quelque chose de plus glauque et prédit que des morts vont venir émailler les cercles. Et il n’a pas tort, car rapidement, une femme est retrouvée égorgée dans un des cercles. Et ce ne sera pas la seule victime. La question que tout le monde se pose est de savoir si c’est l’homme aux cercles bleus qui a basculé et se serait mis à tuer ou si quelqu’un se sert de ses cercles pour déposer des cadavres.
On rencontre beaucoup d’autres personnages dans cette histoire, tous aussi abimés par la vie que les deux personnages principaux, dont une personne qui a un lien particulier avec Adamsberg.

Je suis entrée facilement dans l’histoire, car je connaissais déjà les deux protagonistes pour avoir lu d’autres livres avec eux. J’ai adoré les voir se découvrir, faire connaissance, apprendre ce qui fait la force et la faiblesse de l’autre pour l’aider et faire avancer l’enquête.

Bien entendu, j’ai été baladée du début à la fin et j’ai été surprise par qui était l’assassin et la raison de ses crimes. Et c’est cela que j’adore dans les romans policiers et chez Fred Vargas en particulier.

Je ne regrette qu’une chose : qu’elle se fasse si rare dans ses écrits.

La photo vient du web vu que je n’ai pas lu « le livre » papier. Je l’ai trouvé sur le site d’Amazon.

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2 thoughts on “ » L’homme aux cercles bleus » Fred Vargas

  1. amal il y a 1 année

    bonjour je l’est aussi lue mais je trouve pas l’assassin

    1. Mag de saveursetlectures il y a 1 année

      Alors je vous conseille de le lire de nouveau car l’auteur donne toujours la solution.;:)

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