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« Le principe de parcimonie » Amédée Mallock.

on 8 Fév 2016 in Lectures

Je suis inscrite depuis quelques mois au « Club des Ambassadeurs du polar 12-21 » qui est en partenariat avec Fleuve Éditions. Le concept est simple : on vous propose un e-book à lire avant sa sortie en échange d’un avis sur la e-librairie de votre choix. Vous devez, si vous êtes intéressé par le livre proposé, poster votre avis au plus tard le jour de la sortie du livre. Le roman présenté ce mois-ci est le nouvel opus des enquêtes d’Amédée Mallock, « Le principe de parcimonie ». Le 4e de couverture me plaisait bien et le fait que l’auteur porte le même nom que son héros récurrent m’avait intriguée. Mais c’est la seule chose intéressante de ce roman qui, au final n’a été qu’une grosse déception. Le 4e de couverture : On a volé la Joconde. À la place du mystérieux sourire apparaît le visage hideux de la barbarie. Plus qu’un crime, c’est un manifeste. Polichinelle écarlate et Paganini du rasoir, le monstre qui répond au nom de Docteur Ockham excelle à découper l’anatomie de ses très médiatiques victimes. Performance iconoclaste ou massacre dément ? Paris frissonne. La terreur tout autant que la fascination règnent. Alors que la Seine, en pleine crue centennale, engloutit métro, monuments et musées de la capitale, Mallock, tour à tour commissaire et critique de cette exposition apocalyptique, va devoir démasquer Ockham avant qu’il n’accomplisse son ultime promesse, son grand œuvre : repeindre le monde aux couleurs du chaos. Un livre phénomène ! Nous retrouvons dans ce roman Amédée Mallock et toute son équipe après le déménagement de tout le personnel du 36 Quai des Orfèvres dans leurs nouveaux locaux au 13 du même Quai. Peu de jours après cet emménagement, un vol d’une rare violence a lieu au Louvre. Le célèbre tableau de Léonard De Vinci, « La Joconde », a été volé et un artiste, Ivo, qui faisait une copie de celui-ci, a reçu une balle en plein cœur. Quelques jours après ce vol, le coupable, déguisé en polichinelle avec un masque de Thot sur le visage et se faisant appeler Dr Ockham, diffuse sur internet une vidéo dans laquelle on le voit réduire en cendres le célèbre tableau. Il envoie ce qu’il en reste dans un bocal avec une citation de circonstance à Mallock. D’autres bocaux suivront avec des morceaux d’anatomie de plusieurs personnes médiatiques, toujours accompagnés d’une citation. Mallock et son équipe arriveront-ils à le coincer avant que sa folie ne devienne meurtrière ? Ce roman fait 538 pages. Je pense que l’on peut en enlever au moins la moitié. Pourquoi me demanderez-vous ? Car nous avons droit, un chapitre sur deux, à un point météo à Paris. Le roman se situe entre septembre et fin décembre. Il se met à pleuvoir, neiger, faire froid pendant toute cette période. Et donc l’auteur, au lieu de peaufiner son intrigue, nous donne des nouvelles de la montée des eaux, des inondations qui en découlent, de la mise en place du plan Neptune… Je me suis dit qu’il devait y avoir une raison, que cela servirait l’intrigue à un moment. C’est pour cela que je suis allée au bout ce roman, pour avoir une explication. Et bien je l’attends toujours car il n’y en a aucune. Cela fait simplement passer l’intrigue au second plan alors qu’elle devrait être au premier plan. Nous avons ensuite une longue et fastidieuse présentation de toute l’équipe de Mallock. Nous sont décrits : leurs vêtements, les différentes relations qu’ils ont entre eux, leurs passions, qui couche ou va coucher avec qui. Et ils sont nombreux dans cette équipe. N’aurait-il pas mieux fallu une équipe plus restreinte et qui apparaît plus souvent que tout ce monde qui arrive comme un cheveu sur la soupe à des moments où on ne l’attend pas ? Et du coup, j’étais souvent perdue, à me demander qui était tel ou tel personnage. Il y a aussi les différents passages où on nous parle de l’enfance du tueur pour essayer de nous faire comprendre comment et pourquoi il a sombré dans cette folie. C’était une bonne idée. Mais pourquoi en faire plusieurs petits chapitres posés ça et là plutôt qu’en faire un bien complet vers la fin pour expliquer pourquoi il a basculé ? Tous les passages faisant référence à Tom, l’enfant de Mallock, mort, n’apportent rien. Le dire une fois et expliquer les conséquences que cela a eut sur la vie de Mallock était amplement suffisant. Comme vous l’aurez compris, tout cela se fait au détriment de l’intrigue qui est mal voire pas du tout exploitée, on se demande même ce que certains événements font là par moment. Par exemple, pourquoi le Dr Ockham est-il parti faire un petit tour aux États-Unis pour s’en prendre à trois personnes ? Avait-il besoin de vacances ???? Et que dire de la résolution de l’enquête ? Elle se fait d’un coup, sur une des célèbres intuitions de Mallock alors que les nombreux membres de son équipe bossent comme des forçats pour rien. Il n’y a pas vraiment d’explication, on reste sur sa faim. Et pour avoir ses fameuses intuitions, Mallock fume de l’opium… Comme Sherlock Holmes utilisait la Morphine ou la cocaïne. Je suis désolée mais n’est pas Sherlock Holmes qui veut et encore moins Sir Arthur Conan Doyle. Cela m’a fait bondir. Je trouve dommage que l’auteur se soit perdu dans des chapitres sans grand intérêt car il y avait beaucoup de potentiel dans son histoire d’autant plus qu’il a fait des recherches historiques...

Cheesecake meringué à la clémentine en verrine. Bataille Food n°31.

on 3 Fév 2016 in Saveurs

Un cheesecake délicieux de saison.

« Trauma » de Jeff Abbott.

on 30 Jan 2016 in Lectures

Je suis tombée sur ce livre en tête de gondole de ma bibliothèque. Le 4e de couverture semblait prometteur. Mais le livre n’a pas tenu ses promesses. Le 4e de couverture : Miles Kendrick est un homme comme les autres, ou presque. Souffrant d’un syndrome de stress post-traumatique, il vit à Santa Fe, sous une fausse identité fournie par le FBI, essayant de mener une existence normale et d’oublier un passé tumultueux. Sa vie bascule à nouveau lorsque sa psychiatre, le docteur Allison Vance, disparaît après l’avoir appelé à l’aide. Soutenu par deux autres patients du docteur Vance souffrant des mêmes troubles que lui, Miles doit faire toute la lumière sur cette disparition s’il veut sauver sa peau. Avec le FBI qui le soupçonne, un tueur à ses trousses, Miles devra reconstituer une réalité qui lui échappe, lutter contre ses peurs paralysantes et affronter son passé pour venir à bout de ce piège infernal. Nous suivons durant cette lecture plusieurs personnages qui ont deux points communs : ils souffrent du syndrome de stress post-traumatique et ils étaient soignés par la même thérapeute, le Dr Allison Vance. Or, un soir, après qu’elle ait demandé de l’aide à un de ses patients, Miles Kendrick, son bureau explose et elle est déclarée morte, un corps de femme ayant été trouvé dans les décombres. Miles Kendrik est un témoin protégé du FBI, caché à Santa Fé en attendant de témoigner contre des mafieux de Miami qu’il a trahi. Il essayait de sauver son meilleur ami, Andy, et celui-ci a été abattu. Il se sent responsable de sa mort et, depuis, il voit et parle au fantôme d’Andy. C’est pour traiter cela qu’il était en thérapie avec le Dr Vance. Comme elle lui a demandé de l’aider avant de mourir, il décide d’élucider sa mort. Il va d’abord rencontrer Nathan Ruiz, jeune soldat américain de 20 ans ayant vu toute son unité tuée sous ses yeux en Afghanistan suite à une erreur de tir des Américains. Depuis, il détruit tous les miroirs, car il « voit » ses anciens collègues dans ceux-ci et pique de vraies crises de violence où il est difficilement contrôlable. Il est découvert dans la maison d’Allison par Miles, car celle-ci l’avait fait sortir en douce de son centre de réadaptation, car elle suspectait que l’on faisait des tests médicamenteux sur lui de façon illégale. Puis il se rend chez Celeste Brent. Allison s’était rendue chez elle peu de temps avant de revenir à son bureau et il aimerait savoir pourquoi. Céleste est une ancienne candidate de téléréalité (façon Koh-Lantha) qui a gagné 5 millions de dollars. Son mari est décédé cinq ans auparavant, tué par un fan détraqué qui ne voulait partager Céleste avec personne. Depuis, elle ne peut plus sortir de chez elle. Mais Allison n’avait pas rendez-vous avec elle ce jour-là. Elle était venue « emprunter » son ordinateur et y a transféré des dossiers concernant un médicament miracle pouvant aider les personnes souffrant de stress post-traumatique. Ils se retrouvent poursuivis par Dennis Groote, ancien agent du FBI reconverti en « tueur à gages » suite à l’accident qui a tué sa femme et rendu sa fille dépressive pour avoir assisté à l’agonie de sa mère pendant 36 h. Pour lui faire accepter cette mission de retrouver les dossiers et éliminer les personnes liées à ce médicament, on lui promet de traiter en priorité sa fille avec ce nouveau médicament miracle. L’histoire semblait intéressante et les personnages bien posés. Malheureusement, cela ne tient pas. Tout part très vite dans tous les sens, ce qui fait que si on ne prend pas de notes, on se perd. Il y a pléthores de rebondissements qui ne servent à rien à part perdre le lecteur et je n’en vois pas l’intérêt sauf si l’auteur lui-même ne savait pas où il voulait aller. La fin est cousue de fil blanc depuis le milieu du livre. Bien que l’auteur essaie de faire une histoire haletante, cela ne fonctionne pas, car on comprend vite ce qui s’est passé et qui est derrière tout cela. Avant même le style, les qualités littéraires ou les personnages, une bonne histoire doit être une histoire à laquelle on croit et qui doit nous surprendre. Deviner la fin aussi vite peut gâcher la lecture ; c’est ce qui m’est arrivé. Il y a trop de descriptions qui peuvent perdre le lecteur ou lui donner envie de fermer ce livre. Ce ne fut pas vraiment une lecture plaisante, plutôt une lecture...

Feuilleté saumon et champignons.

on 27 Jan 2016 in Saveurs

Un plat complet avec des champignons et du saumon.

« Westend » de Christian Demark.

on 24 Jan 2016 in Lectures

Je connais Christian depuis un peu plus d’une année, mais je ne savais pas qu’il avait des talents d’écrivain. Quand il m’a proposé de lire la première version de son roman, j’ai été intriguée et ravie. La lecture en avait été très bonne bien qu’il y ai eu quelques petites choses à corriger. C’est ce qu’il a fait et quand il a été édité, il m’en a proposé un exemplaire que j’ai bien évidemment accepté avec plaisir. Je l’ai relu pour voir les changements qu’il avait faits et vous donner une chronique la plus juste possible. Le 4e de couverture : « Paul, la quarantaine, partage sa vie entre Paris et une petite station balnéaire de lOuest qui la vu grandir. Après avoir achevé le doublage dune série américaine, il décide de fêter l’évènement en allant faire une balade à moto accompagnée dune bouteille de whisky. Il ne le sait pas encore, mais sa vie va basculer. Commence alors un voyage initiatique qui l’entraînera jusqu’aux États-Unis et au désert de Mojave où il croisera les démons enfouis de son passé ». Après une énième engueulade avec un metteur en scène de théâtre parisien, Paul, la trentaine, acteur en devenir ou déjà has-been, suivant qui en parle, s’exile dans la maison de ses parents dans une petite station balnéaire de l’ouest de la France. Là, il partage ses journées entre ses beuveries solitaires, ses virées à moto, et les conversations avec Lovil, auteur américain qui s’est installé dans la maison voisine pour écrire son nouveau roman. Il décide un jour de réparer la vieille voiture de son père et, manquant de pièces, va au garage de Fernand pour voir avec lui s’il peut le dépanner et le conseiller. Et il se retrouve à travailler pour Fernand, à sa demande, car il a besoin de quelqu’un temporairement. C’est à cette occasion qu’il rencontre Helena, venue demander de l’aide et une dépanneuse pour un pneu crevé. Elle est magnifique et il tombe éperdument amoureux d’elle. Mais elle est déjà en couple depuis longtemps avec Abraham, avec qui elle se drogue régulièrement même si elle essaie plus ou moins d’arrêter. Ils commencent plus ou moins à sortir ensemble. Cette relation naissante n’est pas du goût d’Abraham. Il passe son temps à espionner Helena et multiplie les menaces à leur encontre quand il arrive à les trouver. Tout cela va évidemment mal se terminer et trouver son apogée dix ans plus tard. Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de roman contemporain et je suis contente d’avoir recommencé avec ce roman de Christian Demark. C’est un très beau et bon roman. J’ai été touchée par les personnages, leurs vies assez difficiles et pas si loin de la réalité. Les personnages sont extrêmement bien travaillés. On y voit très bien leurs différentes fêlures et leurs failles. On souffre pour eux car Christian ne les épargne pas, même Fernand et Lovil. Personne ne s’en sort indemne. Quelques scènes sont un peu crues et pourraient gêner certains lecteurs, mais pour ma part, je trouve que cela apporte un peu plus de noirceur à ce roman sans vraiment en gêner la lecture. Le texte est aussi mâtiné d’humour noir ce qui permet quand même de souffler un peu par moment. La fin nous apporte aussi quelque espoir sur le genre humain et sur la vie en générale. Le vocabulaire est riche, et même très riche. Il y a aussi pléthore d’expression et de comparaisons qui font la richesse de ce roman en plus de l’histoire. Cela faisait un moment que je n’avais pas lu un roman si bien écrit. Je dois quand même avouer que j’ai été un peu perdue au début (même si c’était la deuxième fois que je le lisais) car on ne sait pas trop pendant les premiers chapitres à quelle période de la vie de Paul nous sommes. Mais une fois cette question dissipée, tout coule de source et on ne peut que se plonger avec plaisir dans cette lecture. C’est un excellent premier roman, bien travaillé, bien documenté et bien fourni. On sent que l’auteur a pris le temps et les ressources nécessaires pour nous livrer un très bon roman. Je ne peux que vous inciter à l’acheter, le lire voire même le dévorer. Merci Christian de m’avoir fait découvrir ton univers. Merci pour la très belle dédicace qui accompagnait mon exemplaire. Je me réjouis d’avance de lire le...

Cake abricot-pistache.

on 20 Jan 2016 in Saveurs

Un cake bien coloré pour le goûter.

« Sa vie dans les yeux d’une poupée » de Ingrid Desjours.

on 16 Jan 2016 in Lectures

Comme je vous l’ai déjà dit dans un article précédent, j’ai découvert Ingrid Desjours lors du Quai du Polar en avril 2015. J’ai déjà fait la chronique de « Potens » et aujourd’hui je vous parle du deuxième roman que j’ai lu, « Sa vie dans les yeux d’une poupée ». Le 4e de couverture : « Provocateur, cynique et misogyne, Marc est affecté à la brigade des mœurs après un grave accident. Quand, dans le cadre d’une enquête, il croise la douce Barbara, le policier est troublé par son regard presque candide, touché par cette fragilité que partagent ceux qui reviennent de loin. Ému. Au point de croire de nouveau en l’avenir. Mais il est aussi persuadé qu’elle est la pièce manquante pour démasquer le psychopathe qu’il traque. Et s’il se trompait ? Le pire des monstres est parfois celui qui s’ignore, quand bien même il rêve sa vie dans les yeux d’une poupée. » Marc Pérolès, Capitaine de Police, revient dans son commissariat après plusieurs mois d’absence suite à un accident de voiture. Il a été gravement blessé, a perdu une partie de sa jambe et est resté plusieurs semaines dans le coma. Sa femme est morte dans cet accident. Plus rien n’allait entre eux depuis quelques mois. Tous ses collègues pensent qu’il se sent responsable de l’accident et de la mort de sa femme et que c’est pour cela qu’il est triste. Mais s’il est dans cet état, c’est parce qu’il ne supporte pas de se sentir diminué physiquement et surtout avec ce qu’il a vécu avec sa femme, il ne croit plus à l’amour. Il essaie plus ou moins de se suicider en jouant à la roulette russe quand il rentre chez lui le soir. Son supérieur et ami Ange Gardeni le mute pour quelque temps à la Brigade des mœurs pour qu’il retrouve une call-girl qui énucle certains de ses clients avant de passer à la vitesse supérieure et de finir par les tuer. Durant cette enquête, il croisera Barbara, jeune femme de 24 ans, esthéticienne, qui vit toujours avec sa maman devenue aveugle il y a des années à cause de son diabète. Elle n’a pas eu une vie facile depuis son enfance, et encore moins après le départ de son père, mis à la porte par sa mère et qui a reporté toute sa colère et son amertume sur Barbara. Suite à un traumatisme de plus, Barbara sombre petit à petit dans la folie. Mais est-elle vraiment la personne que pourchasse Marc ? Ce roman est un peu différent de « Potens » du même auteur même s’il s’agit d’un roman policier. Je le trouve plus noir, plus intense avec une touche psychologique plus prononcée. On se rend compte rapidement que tout ne va pas bien se terminer pour Barbara, car elle sombre dans une profonde dépression qui a pour origine un traumatisme vécu dans son enfance ainsi que celui vécu quelques jours plus tôt dans un parc. Il y a aussi un caractère plus ou moins héréditaire à son problème psychologique que l’on découvre au fil des pages. Son déni de grossesse et la naissance surprise de son fils, sa rencontre avec Raoul, qui lui tiendra lieu de petit ami ne feront qu’amplifier sa folie. Et Barbara rencontre Barbie, qui se prostitue et détrousse d’abord ses clients puis peu à peu la violence prend ses droits et elle finit par les énucléer puis enfin par les tuer. L’amour que porte Barbara à ses poupées de porcelaine ainsi que les conversations qu’elle tient avec ces objets n’arrangent pas la situation. Sa rencontre avec Marc Percolès va sembler l’apaiser un moment, car elle ressent pour lui un amour qu’elle n’avait jamais ressenti pour personne, à part son fils. Mais elle ne sait pas qui est vraiment Marc, car il s’est présenté à elle sous un faux prétexte au salon où elle travaille. Bien que menant son enquête, il ne peut s’empêcher de ressentir des sentiments pour Barbara. Il a l’impression qu’elle pourrait l’aider à « revivre ». Ce qu’il va découvrir chez elle va dépasser tout ce qu’il avait pu imaginer. Ingrid Desjours sait bien poser les mots pour nous expliquer une action, pour nous plonger dans un monde de tristesse et de vies particulièrement difficiles. On ne peut être que touché par ces deux écorchés de la vie que sont Marc et Barbara et on souhaiterait qu’ils s’en sortent sans trop de casse à nouveau. Mais on se doute bien que cela risque d’être compliqué, voir même impossible vu ce qu’ils ont traversé et ce qu’ils vivent encore. Le style est fluide, sans nul besoin de fioriture. Ici les mots sont crus, bruts de décoffrage et il ne fallait pas qu’il en soit autrement pour rendre ce roman aussi poignant et quelque part aussi dérangeant, car on assiste sans pouvoir rien faire à la descente aux enfers de Barbara et on se doute bien qu’elle va y entrainer Marc. Malgré ces qualités, je suis un peu déçue, car certains faits comme le déni de grossesse de Barbara et ce qui était arrivé à sa mère et à Raoul sont téléphonés et cela m’a un peu déçue. Cela ne m’a pas gâché ma lecture mais j’aurais aimé un peu plus de...

Masala boeuf-aubergines

on 13 Jan 2016 in Saveurs

Un mélange d’épices pour un plat plein de saveurs.